Médecins de famille au Québec : le système bloque l’accès, il est temps d’agir
Au Québec, des milliers de citoyens vivent encore sans médecin de famille, malgré tous les discours sur les GMF, les équipes multidisciplinaires et le recrutement de médecins étrangers. La crise est profonde : le système est bloqué, et la population n’a plus accès à ce qu’elle veut vraiment — un médecin qui la suit régulièrement.
Il est temps de comprendre pourquoi cela ne fonctionne pas, qui bloque l’accès et comment corriger le problème rapidement, pour que chaque Québécois puisse enfin avoir un suivi médical digne de ce nom.
1. L’accès au médecin de famille : une injustice quotidienne
Le premier problème que vivent les citoyens est simple, mais dramatique : l’accès au médecin de famille n’est pas équitable, et ce malgré l’existence de GMF et d’un système centralisé d’inscription.
Les GMF (Groupes de médecine de famille) sont conçus pour fournir un suivi complet, avec des équipes de médecins, infirmières, pharmaciens et nutritionnistes.
En théorie, ce système est censé couvrir toute la population. En pratique, il y a une injustice flagrante :
- Des patients gravement malades — souffrant de maladies chroniques, de problèmes de santé mentale ou de pathologies complexes — n’ont toujours aucun médecin de famille.
- Pendant ce temps, des patients en bonne santé sont déjà assignés à un médecin, parfois pour un suivi minimal.
Cette situation montre clairement que le problème n’est pas le manque de médecins en soi, mais la façon dont les patients sont assignés et la structure du système. Des gens qui ont un besoin urgent de suivi médical restent sur liste d’attente, tandis que d’autres, qui n’ont aucun problème immédiat, bénéficient d’un accès.
C’est inacceptable et injuste, et c’est exactement pour ça que la population réclame un accès immédiat à un médecin de famille, indépendamment de la bureaucratie ou du modèle GMF.
2. Les médecins étrangers : une ressource freinée et bloquée
Le Québec dispose de médecins formés à l’étranger qui pourraient aider à combler les vides, mais ils sont largement sous-utilisés à cause du système actuel et de décisions institutionnelles.
Les obstacles concrets et ceux qui bloquent :
Ordre des médecins et Collège des médecins du Québec :
- Exigent des examens canadiens rigoureux et parfois des stages supplémentaires, même pour des médecins expérimentés.
- Ces règles sont nécessaires pour la sécurité, mais elles sont appliquées de manière à ralentir l’intégration massive des médecins étrangers.
Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) :
- Implique souvent les médecins étrangers dans les GMF ou des postes spécifiques, limitant la possibilité d’ouvrir une clinique individuelle.
- Les quotas, la répartition centralisée et les contraintes bureaucratiques ralentissent l’accès aux patients qui en ont le plus besoin.
Institutions de résidences et stages supervisés :
- Les places sont limitées, ce qui oblige même des médecins expérimentés à attendre des années pour pratiquer pleinement.
Permis restrictifs et contraintes régionales :
- Certains médecins étrangers ne peuvent exercer que dans certaines régions ou sous supervision, limitant encore plus leur impact sur la crise.
En résumé, ce ne sont pas les médecins étrangers qui manquent, mais le système et les institutions qui les empêchent d’agir là où ils sont le plus nécessaires. La sécurité est importante, mais le système bloque les solutions immédiates.
3. Les GMF : un modèle contrôlable… mais qui bloque l’accès
Les GMF ont été créés pour moderniser la médecine de première ligne et faciliter la gestion centralisée par le gouvernement. Ils incluent :
- un ou plusieurs médecins de famille,
- des infirmières et infirmières praticiennes,
- pharmaciens, nutritionnistes et travailleurs sociaux,
- personnel administratif pour gérer la coordination et les dossiers.
Les avantages pour le gouvernement
- Meilleure supervision : le financement et la structure permettent au ministère de suivre chaque patient, chaque rendez-vous, et la qualité du suivi.
- Gestion centralisée : quotas, objectifs et listes de patients sont plus faciles à contrôler que dans des cliniques indépendantes.
- Coordination multidisciplinaire : la structure facilite le suivi des maladies chroniques et des cas complexes.
Les limites qui bloquent l’accès
- Centralisation excessive : le financement favorise les GMF et limite l’ouverture de cliniques simples.
- Dépendance au personnel : si une infirmière ou un secrétaire manque, la capacité diminue drastiquement, même si le médecin est disponible.
- Complexité administrative : quotas et règles réduisent la flexibilité et retardent l’intégration de nouveaux patients.
En clair : le gouvernement a choisi un modèle qu’il peut contrôler, mais ce contrôle se fait au détriment de l’accès immédiat pour les citoyens.
La centralisation n’est pas l’œuvre d’un seul gouvernement, mais d’une stratégie continue depuis les années 2000 visant à contrôler et coordonner les soins de première ligne via les GMF, souvent au détriment de modèles plus simples ou flexibles.
4. Revenir au modèle “GMF + médecins individuels” : une solution ignorée
Depuis plusieurs années, des organisations médicales et associations de santé publique proposent un modèle combiné :
- Cliniques simples de médecins de famille pour un accès rapide à tous les patients,
- GMF pour le suivi complexe et la coordination multidisciplinaire.
Pourquoi ce modèle n’est pas appliqué ?
- Contrôle gouvernemental : les cliniques individuelles sont plus difficiles à surveiller et planifier à l’échelle du réseau public.
- Bureaucratie et inertie : malgré les propositions répétées d’organisations reconnues, le gouvernement reste sourd aux recommandations.
- Excuse de la qualité : le discours officiel insiste sur le besoin d’équipes complètes pour maintenir la qualité, mais cette qualité ne devrait pas sacrifier l’accès pour des patients simples.
La vérité est simple : la population réclame un médecin de famille, et les solutions existent, mais elles sont bloquées par des décisions politiques et administratives.
5. Le mécanisme qui bloque l’accès aux patients
Aujourd’hui, les patients passent par le Guichet d’accès à un médecin de famille (GAMF).
- Les patients sont classés par priorité médicale (maladies chroniques, âge, complexité).
- Même si un médecin a encore de la capacité, la répartition dépend des règles du réseau et de la capacité réelle de la clinique.
- Résultat : des patients malades restent sur liste d’attente, tandis que d’autres patients en bonne santé sont déjà assignés.
Ce mécanisme montre que le problème est structurel, et non simplement un manque de médecins. Il est créé par la centralisation et la logique de contrôle qui privilégient les GMF.
6. Le vrai problème : une pénurie de capacité globale
La crise n’est pas seulement un manque de médecins. C’est un problème de capacité globale, qui inclut :
- Médecins : pénurie dans certaines régions et listes d’attente longues.
- Infirmières : environ 10 000 postes vacants, départs massifs, et environ 43 % des nouvelles infirmières quittent avant 35 ans.
- Personnel de soutien : secrétaires, techniciens et préposés manquent dans de nombreuses cliniques.
- Structure du réseau : centralisation et quotas qui limitent l’ouverture de nouvelles places et la flexibilité.
Même avec plus de médecins, le système resterait bloqué si on ne crée pas un accès immédiat via des cliniques simples et si on ne corrige pas la répartition des patients.
En bref : Une clinique individuelle peut parfaitement fonctionner sans tout un personnel de soutien et donner accès à tous à un médecin de famille. Pourtant, le gouvernement refuse ce modèle qu’il ne peut pas contrôler. Résultat : Il priorise les GMF et le manque de personnel qui bloque le médecin, mais ce sont les patients qui en pâtissent, car on continue de prioriser le contrôle bureaucratique des GMF plutôt que l’accès réel aux soins.
7. Les mesures concrètes pour rétablir l’accès
Voici ce qui pourrait résoudre rapidement le problème :
- Ouvrir des cliniques simples de médecins de famille : consultation, suivi de base et prescription pour tous ceux qui n’ont aucun médecin.
- Permettre aux médecins étrangers de pratiquer rapidement via un permis supervisé dans ces cliniques.
- Conserver les GMF pour les patients complexes, mais ne plus laisser les patients sans suivi de base attendre indéfiniment.
- Supprimer les quotas bureaucratiques inutiles qui limitent le nombre de patients par médecin.
- Planification flexible : utiliser simultanément les deux modèles pour maximiser l’accès.
Cette approche double voie — GMF + médecins individuels — est la seule qui permette un accès immédiat et équitable à un médecin de famille, tout en maintenant le contrôle et la qualité pour les patients nécessitant un suivi complexe.
8. Conclusion : il est temps de réclamer votre droit
Les citoyens réclament un médecin de famille, et non un système qui les fait attendre indéfiniment.
- Les GMF sont utiles pour les suivis complexes, mais ils ne doivent pas être le seul mode de pratique.
- Les médecins étrangers sont une ressource prête à être utilisée si le système le permet.
- Les citoyens ont le droit d’avoir un suivi médical immédiat, sûr et régulier, peu importe leur état de santé actuel.
Le gouvernement a choisi un modèle qu’il peut contrôler, mais ce contrôle ne doit pas sacrifier l’accès aux soins. Il est temps qu’il entende ce message :
“Ouvrez les cliniques simples, utilisez les médecins étrangers, appliquez le modèle combiné proposé par des *organisations reconnues, et assurez que tous les Québécois aient un médecin de famille. Les GMF restent pour les cas complexes, mais personne ne doit rester sans suivi médical de base.”
Solution mixte : GMF + cliniques individuelles *Organisations reconnues
Il n’existe pas une grande organisation publique officielle au Québec qui propose explicitement un modèle mixte (GMF + cliniques simples) comme unique solution politique. Cependant :
- Collectif première ligne : un regroupement d’experts, cliniciens et patients qui réfléchit à la réforme de la première ligne et propose des approches diversifiées.
https://dtmfmontreal.com/wp-content/uploads/2025/01/20250113_Synthese_Collectif_premiere_ligne.pdf - Rapports indépendants et Institut C.D. Howe : analyse critique du modèle GMF et recommandations pour des approches flexibles et diversifiées.
https://cdhowe.org/wp-content/uploads/2025/12/Commentary_700-French.pdf - Recherches universitaires : travaux québécois sur les soins primaires soulignant que le modèle unique GMF ne suffit pas et qu’une combinaison de structures pourrait améliorer l’accès.
https://api.vitam.ulaval.ca/storage/Recueil_IUPLSSS_2025.pdf
Ces positions constituent une base intellectuelle et stratégique pour défendre une solution mixte dans les débats publics sur l’accès aux médecins de famille.
La centralisation vers les GMF : un facteur dans la fuite vers le privé
La centralisation des GMF est un facteur important dans la migration des médecins de famille vers le privé. Voici pourquoi :
1. Rigidité et contrôle administratif
Les GMF imposent des quotas, des listes de patients et des objectifs précis pour chaque médecin. Chaque aspect de la pratique est suivi par le ministère : patients assignés, nombre de consultations, suivi des maladies chroniques. Cette centralisation réduit l’autonomie des médecins, qui ne peuvent pas organiser leur clinique comme ils le souhaitent ni choisir librement leur charge de patients.
2. Charge administrative et bureaucratique
Dans un GMF, la paperasse est lourde : formulaires, rapports, coordination avec les infirmières et pharmaciens. Même si la structure vise à améliorer le suivi des patients complexes, les médecins de famille « simples » trouvent que leur temps de consultation est réduit par les contraintes administratives.
3. Incitation à chercher le privé
Dans le privé, le médecin garde le contrôle total : choix des patients, horaires, rémunération directe. L’absence de quotas et de supervision lourde rend la pratique plus attrayante, surtout pour ceux qui veulent réduire le stress et maximiser le revenu.
4. Conséquence sur le système public
Les GMF ont consolidé le contrôle et la planification centralisée, mais cette centralisation a eu un effet secondaire : fuite de médecins vers le privé. Moins de médecins dans le réseau public entraîne un allongement des listes d’attente et une pénurie de médecins de famille pour les patients qui n’ont pas les moyens ou le choix du privé.
En résumé : La centralisation des GMF a amélioré le suivi pour certains patients complexes, mais elle a contribué à la perte de médecins de famille dans le réseau public en rendant la pratique moins flexible et moins attractive.
Adopter Le modèle mixte : GMF + cliniques individuelles
1. Flexibilité et autonomie pour les médecins
Avec un modèle mixte combinant GMF et cliniques individuelles, les médecins de famille pourraient choisir :
- de travailler dans un GMF pour le suivi des patients complexes,
- ou dans une clinique individuelle pour un accès plus direct et simple aux patients.
Cela réduit la pression administrative et donne aux médecins plus de contrôle sur leur pratique, ce qui les rend plus enclins à rester dans le réseau public plutôt que de migrer vers le privé. Et aux médecins qui ont quitté le réseau public, cette flexibilité et autonomie leur donnent une raison tangible de revenir exercer dans le système public.
2. Incitation pour les étudiants et nouveaux médecins
Les futurs médecins voient alors un réseau plus flexible, avec des options adaptées à différents styles de pratique : GMF structuré ou clinique individuelle simple.
Résultat attendu : plus d’étudiants choisiraient la médecine familiale, car le métier devient plus attrayant et moins bureaucratique.
3. Accès amélioré pour la population
- Plus de médecins dans le public = listes d’attente plus courtes.
- Les patients simples peuvent rapidement accéder à un médecin dans une clinique individuelle, tandis que les GMF restent pour les patients complexes.
- La solution mixte résout deux problèmes à la fois : pénurie de médecins et surcharge des GMF.
En résumé : Un modèle mixte GMF + cliniques individuelles crée un cercle vertueux : les médecins restent dans le public, les étudiants sont attirés par la médecine familiale, et les patients ont un accès plus rapide et équitable à un médecin de famille.
Cessez de tout vouloir contrôler !
La vie et la santé des gens ne sont pas des statistiques à manipuler.
Chaque citoyen A DROIT à un médecin de famille maintenant — pas demain, pas dans 5 ans, MAINTENANT !
Ouvrez les cliniques simples, laissez pratiquer les médecins étrangers, adoptez un modèle mixte GMF + individuel et arrêtez de sacrifier les patients sur l’autel de la bureaucratie !
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