Quand la bureaucratie tue la santé : réalité des abandonnés
Bureaucratie et santé : Le prix d’un système
« Quand la bureaucratie et santé se rencontrent, ce n’est pas toujours le patient qui gagne. »
On parle souvent de « lacunes du système de santé », de « délais », de « pénurie ». Des mots neutres, administratifs, presque propres.
Mais derrière ces termes polis se cachent des vies suspendues, des diagnostics retardés, des complications évitables — et, parfois, des drames silencieux.
Ce n’est pas une exagération de dire que, pour certaines personnes, la bureaucratie peut littéralement coûter la santé… voire la vie.
Des citoyens sans suivi — et sans filet
Être sans médecin de famille n’est pas seulement une contrainte logistique.
C’est vivre dans un « no man’s land médical », où chaque problème devient une bataille :
- dossiers perdus ou jamais transférés,
- évaluations repoussées « faute de case disponible »,
- urgences utilisées comme porte d’entrée par défaut,
- absence de suivi après une consultation ponctuelle.
Les patients deviennent des itinérants administratifs :
ils répètent leur histoire d’un comptoir à l’autre, sans continuité, sans regard global sur leur santé.
Entre deux formulaires, la douleur progresse.
Entre deux listes d’attente, une maladie évolue.
Quand la paperasse prend plus de place que la personne
Le système demande des codes, des numéros, des références, des signatures…
Tout doit entrer dans une case.
Sauf que la vie humaine ne rentre pas dans une case.
Pendant que l’administration se protège, le patient, lui, se débrouille tout seul :
- automédication faute de suivi,
- anxiété chronique devant l’incertitude,
- perte de confiance envers les institutions,
- fatigue émotionnelle à force de frapper à des portes fermées.
Et lorsque, enfin, une prise en charge arrive…
elle arrive souvent trop tard.
Des réalités invisibles — car elles ne produisent pas de statistiques
La bureaucratie a un avantage : elle sait très bien compter.
Elle comptabilise les dossiers, les actes, les délais moyens.
Ce qu’elle ne compte pas :
👉les nuits blanches d’une personne qui attend un appel,
👉les douleurs qui s’intensifient faute de rendez-vous,
👉les renoncements aux soins par découragement,
👉les conséquences psychologiques de l’abandon institutionnel.
Ces réalités n’apparaissent dans aucun tableau Excel.
Elles n’existent que dans la vie de ceux qui les subissent.
Un système qui protège la structure avant l’humain
Le problème n’est pas seulement la charge de travail.
Il réside aussi dans une culture où le processus passe avant la personne.
La priorité devient : respecter la procédure, remplir le bon formulaire, fermer le bon dossier.
Pendant ce temps, la santé — elle — continue d’échapper entre les mailles.
La bureaucratie n’est pas neutre.
Elle crée des gagnants… et des laissés-pour-compte.
Redonner une place à l’humain
Un système de santé qui abandonne une partie de ses citoyens n’est plus un système de soins.
C’est une machine administrative.
Remettre l’humain au centre, ce n’est pas un slogan.
C’est :
✨assurer une véritable continuité des soins,
✨reconnaître que l’absence de suivi est un risque médical,
✨simplifier l’accès plutôt que multiplier les barrières,
✨considérer chaque patient comme une personne, pas comme un dossier.
Parce qu’une société se mesure aussi à la façon dont elle traite ceux qui n’ont personne pour les défendre.
Tant que des citoyens seront laissés sans suivi, sans repères et sans soutien…
nous ne parlerons pas seulement d’un problème administratif.
Nous parlerons d’abandon.
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